Première bonne nouvelle (au moins pour moi) : non, je ne suis pas mort. Ni ces pages désormais trop vides.
Mais, contrairement à mes prévisions, 2011 a l'air d'être bien plus chargé que 2010, et c'est dire.
En effet, mes travaux de thèse prennent la voie de l'aboutissement et le calendrier s'accélère brutalement. Ainsi, bien que plusieurs choses restent à confirmer, 2011 devrait être l'année des articles, des colloques ... et du diplôme. Et j'ai cinq mois pour écrire de fond en comble 120 pages environ. Priorité absolue.
D'ailleurs, il semblerait que ces travaux suscitent de l'intérêt dans le restreint milieu des acteurs internationaux du développement, alors ... je ne peux pas me permettre de ne pas être exigeant avec moi même et mon travail.
Ainsi, je serais peut-être (encore) un peu plus discret publiquement. D'ailleurs, vous pouvez toujours télécharger mon "Manifesto" ici (il faut s'inscrire à ce site, si vous ne l'êtes déjà).
Toutefois, et pour couper court à toute rumeur que j'entends déjà, je ne me désengage absolument pas de mon combat pour une politique démocrate, dans l'arène publique et au sein du Mouvement du même nom.
J'étais par ailleurs au Congrès de décembre dernier (se faire appeler "petit" quand on fait 1.90m et 130 kg ça fait drôle, mais s'il y a quelqu'un qui peut le faire c'est bien Jean Lassalle ...) et je saisi cette occasion pour saluer quelques blogueurs émérites (qui se reconnaitront) avec lesquels j'ai eu le plaisir de passer quelques agréables moments.
Certes, je suis pleinement conscient d'être sur des positions minoritaires au sein du MoDem. Et cela, parfois, me met en collision politique avec des collègues. Mais je trouve que cela est sain, même. D'avoir des convictions, de les défendre, même de s'écharper avec des amis. C'est par leur mise en danger que les idées s'étoffent et progressent. Ce combat, toute minorité se doit de le comprendre, et de l'assumer.
C'est ce que que j'ai la ferme intention de continuer à faire, à ma manière.
Dans ma vision des choses, le Mouvement Démocrate a vocation à devenir un grand parti populaire de masse. Une force politique accueillant en son sein la diversité des nuances politiques, capable de débattre avec vigueur et respect mutuel pour inventer les réponses aux enjeux d'aujourd'hui et de demain.
Je ne crois pas que nous avons vraiment besoin d'une politique axée sur le "croire (en), obéir (à), combattre (pour)", un quelconque chef suprême. C'est quelque chose que je laisse volontiers aux adeptes d'une droite politiquement plus décérébrée que décomplexée, plus bonapartiste que libérale, plus plébiscitaire que républicaine.
Nous n'avons pas besoins non plus, je crois, besoin d'une politique fondée sur le manque de confiance en l'Homme. Qu'il faut protéger, encadrer, guider, éduquer, contrôler, maîtriser pour le défendre de soi-même. Et donc le soumettre aux nouvelles/anciennes déités : l'Orthodoxie, le Parti, l'État. Je laisse cela très volontiers à la gauche de posture et de surenchère, aux patteblanchistes dogmatiques de tout poil.
Nous avons besoin d'une politique qui fait confiance aux citoyens. Qui a l'ambition démesurée de leur faire partager informations et réflexion. Qui sait se mettre au service de la liberté des autres plutôt que de se faire servir. Sans cela, le fossé qui, dans tous les pays dits civilisés, s'amplifie entre les institutions et les populations ne pourra pas être comblé. C'est à mon sens un immense risque, même si je conçois que d'autres, anarchistes ou minarchistes, pourraient s'en féliciter.
Moi, je suis démocrate. Et je ne m'en réjouis pas.
Aujourd'hui, le MoDem n'est pas encore ce parti populaire de masse. C'est normal, bâtir une telle force demande du temps et des efforts considérables. Et, nous en avons fait l'amère expérience, l'énergie populaire se manifeste souvent de manière immature, donc inutile. Si beaucoup de gens se sont approchés du MoDem pour en partir rapidement, c'est que ni le parti, ni les personnes n'étaient prêts pour ce défi.
Je ne sais pas si le MoDem est aujourd'hui prêt. Ce que je sais c'est que sans énergie populaire les partis, le mien ou les autres, se vident de leur vitalité pour ne rester que des organisations essayant de gérer des réélections. Si on comprend qu'être élu/réélu est important pour le politique, car c'est ce qui lui permet de mettre en œuvre ses idées, cela ne peut passionner, seul, corps électoral. Car on bute alors sur la question : des élus, pour quoi faire ? Quelle vision, quels projets, quels engagements. Quels risques et quelle implication/retour des/pour les citoyens. Dans la transformation des valeurs de chacun en action politique collective, l'énergie populaire est essentielle.
C'est donc à vous, si vous le croyez important, de faire votre partie de boulot : inscrivez vous, pour travailler avec nous. Avec espoir et sans naïveté aucune.
Très bonne année 2011
Add comment