Toujours trop peu de temps pour mettre à jour régulièrement ces pages ... ça ira mieux dès 2011, du moins j'espère. Et pourtant, les arguments de débat et les aléas de la chronique ne manquent pas.
Ce soir, c'est le dossier retraites.
Ok, cette "méforme" est une saloperie. Certes, face à un pouvoir pour le moins sourd, les manifestations sont un moyen légitime et, parfois, même nécessaire pour obtenir une certaine visibilité.
Mais est-que cela a du sens de se mettre à 5/6, hors journée de manifestation, à bloquer des rond-points névralgiques (vécu) ? Est-que cela a du sens de bloquer, hors journée de manifestation, des gares déjà perturbées par la grève reconductible à la SNCF ?
Très sincèrement, je ne le crois pas. Cela donne le sentiment d'une déliquescence du mouvement lequel, ne réussisant pas a s'étendre réellement les jours de "grande manif", voit certaines de ses franges se radicaliser. La lutte pour un objectif, je ne suis pas contre. Mais la lutte pour le plaisir stérile de la lutte, je trouve ça un peu con.
En effet, je serais même tenté d'être d'accord avec Martine Aubry, qui déclarait, il y a quelques jours, que la solution du conflit ne pouvait être que politique.
Il est évident que face à un pouvoir aussi agité que stérile et sourd, face à un pouvoir qu'ignore, faut-il croire, le sens même du mot "politique", la seule solution est de changer de gouvernement.
Pour cela il y a les élections de 2012. Et vous voyez, j'aimerais que la première secrétaire du PS, justement parce que la solution ne peut être que politique, prenait une initiative intelligente.
Si la réforme est mûre, et elle l'est, alors j'aimerais que le PS conviait toutes les oppositions de ce Pays autour d'une table pour mettre au point une réforme réellement partagée. Et sur laquelle chacun de ses partis pouvait s'engager à la présenter s'il gagnait en 2012. Ainsi le Français sauraient, dès maintenant, que des politiques responsables peuvent travailler dans l'intérêt de tous et quelle solution plus juste serait apportée au dossier.
Certes, cela était le Parlement de l'alternance dont Bayrou parlait il y a quelque temp et qui lui valut beacoup de quolibets. On voit aujourd'hui combien cela serait utile afin, à la fois, pour mettre au point un système durable de retraite et désarmocer la radicalisation du conflit social.
Allez, les socialistes : ce n'est jamais trop tard pour commencer à faire de la Politique.
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