Crotone, Calabre, Italie.
Domenico, 11 ans.
Un jour, Domenico alla jouer au foot avec son père et des amis. Sur le terrain, il y avait aussi un certain Gabriele Marrazzo, suspecté de liens avec la criminalité organisée, casier judiciaire vierge. Que voulez vous, on ne choisit pas son lieu de naissance et si on devait éviter tous les "suspectés" on ne sortirait jamais de chez soi. Triste, mais c'est parfois vrai.
Ce jour, c'était en juin, quelqu'un tira avec un fusil, en tuant Marrazzo. Mais les petites boules de plomb, firent aussi sept blessés. Cinq d'entre elles touchèrent Domenico au crâne.
Hier, après des mois de coma, Domenico est mort. Le hasard, diront les plus nombreux.
Moi, j'y vois la conséquence un manque de
liberté. Dans la région où je suis né, un gamin n'a pas été
libre d'aller jouer au foot avec son père. Pas libre de pouvoir grandir. Quelle responsabilité portait-il cet enfant pour être abattu de la sorte ?
Bien sur, on est dans le cas spécifique face à une tragédie relativement rare. Mais cet exemple montre combien la
vision traditionnelle de la
liberté comme absence de l'interdit est partielle. Et néglige le fait que pour un Domenico mort il y a des dizaine de milliers de gamins, ne fut-il que dans cette petite région d'Italie, qui ne sont pas réellement libres de grandir sereinement.
Nous qui avons l'ambition de remettre "l'Homme au Centre", pouvons nous oublier cette leçon ?
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