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Bienvenus sur le nouveau site du projet DREMM. Ce mot, apriori peu connu par le grand public, est d'abord l'acronyme de Dynamic Readings about Economy and Multidimensional Matters. Cette locution dessine parfaitement l'objet et la méthode de ce projet. Tout d'abord, Dremm part d'un constat : la distinction, parfois artificielle, entre domaines de connaissance perd souvent d'intérêt quand l'objet d'analyse cesse d'être aseptisé dans une "expérience de laboratoire" pour passer à la réalité concrète. Où, exactement, se trouve la démarcation entre l'économie et la sociologie ? De très grands économistes, étaient aussi sociologues. Ou historiens. Ou encore, philosophes. En revanche, si tout les philosophes ne sont pas des économistes, parfois ils sont mathématiciens ou physiciens. L'énumération serait longue. Mais cette simple imagination d'inventaire rend manifeste une réalité si évidente qu'elle passe souvent inaperçue : le monde est trop complexe pour être analysé et compris avec une seule clé d'interprétation à la fois, et les cerveaux les plus brillants de l'histoire (au moins de l'histoire de la pensée dite "occidentale") en ont eu conscience depuis la plus haute antiquité. Dremm veut donc se concentrer sur les "questions multidimensionnelles", questions qui interpellent, ou devraient interpeler, plusieurs approches à la fois, voire une rédefinition des savoirs disponibles. Leur liste n'est pas établie d'avance, car Dremm est conçu pour être un "work in progress" permanent. D'ailleurs, cela a guidé le choix d'utiliser un site plutôt que d'écrire un bouquin. Cependant, parmi les questions qu'on abordera, une place de choix est laissée à l'économie. Cela tient à trois raisons : - il me semble que l'impact des théories économiques dans la vie et dans les choix individuels est collectifs est considérable
- il me semble que ces théories deviennent au fur et à mesure inadaptées à comprendre les ci-dites "économies développées"
- il me semble qu'on ne peut pas parler d'économie sans adopter une approche multidimensionnelle.
Ensuite, il s'agit de "lectures dynamiques". Pour des raisons que je détaillerai dans un prochain article, je ne suis pas un partisan de la langue écrite. Pour paraphraser Karl Popper, j'estime que l'écriture traditionnelle ne fait que cristalliser la finitude de notre "connaissance" à un instant donné. Notre connaissance évolue, notre "écrit" doit évoluer aussi. Par ailleurs, je ne suis pas un fan non plus des "traductions" et c'est pour cette raison que les "éclats de sagesse" sont le plus souvent gardés en langue originale. Enfin, mais très important à mes yeux, j'ai souhaité par le choix du nom du projet rendre un hommage à la terre qui m'a accueilli et qui me donne toujours si tant. En effet, Dremm c'est aussi un mot de la langue bretonne, aujourd'hui en très grand dangeri, qui peut être rendu en français (parmi une liste assez longues de traductions) par regard. C'est le rôle de Dremm : être instrument et sujet actif de ce regard, à la fois contenant et contenu, support et partie intégrante des discussions qui y se déroulent. Bonne navigation.
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