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Eclats de sagesse

If you have an apple and I have an apple, and we exchange apples, we both still only have one apple. But if you have an idea and I have an idea, and we exchange ideas, we each now have two ideas. - G.B.Shaw
Bienvenus sur Dremm
Projet
Lundi, 18 Août 2008 00:00

Bienvenus sur le nouveau site du projet DREMM. Ce mot, apriori peu connu par le grand public, est d'abord l'acronyme de Dynamic Readings about Economy and Multidimensional Matters. Cette locution dessine parfaitement l'objet et la méthode de ce projet.

Tout d'abord, Dremm part d'un constat : la distinction, parfois artificielle, entre domaines de connaissance perd souvent d'intérêt quand l'objet d'analyse cesse d'être aseptisé dans une "expérience de laboratoire" pour passer à la réalité concrète. Où, exactement, se trouve la démarcation entre l'économie et la sociologie ? De très grands économistes, étaient aussi sociologues. Ou historiens. Ou encore, philosophes. En revanche, si tout les philosophes ne sont pas des économistes, parfois ils sont mathématiciens ou physiciens.

L'énumération serait longue. Mais cette simple imagination d'inventaire rend manifeste une réalité si évidente qu'elle passe souvent inaperçue : le monde est trop complexe pour être analysé et compris avec une seule clé d'interprétation à la fois, et les cerveaux les plus brillants de l'histoire (au moins de l'histoire de la pensée dite "occidentale") en ont eu conscience depuis la plus haute antiquité.

Dremm veut donc se concentrer sur les "questions multidimensionnelles", questions qui interpellent, ou devraient interpeler, plusieurs approches à la fois, voire une rédefinition des savoirs disponibles. Leur liste n'est pas établie d'avance, car Dremm est conçu pour être un "work in progress" permanent. D'ailleurs, cela a guidé le choix d'utiliser un site plutôt que d'écrire un bouquin. Cependant, parmi les questions qu'on abordera, une place de choix est laissée à l'économie. Cela tient à trois raisons :

  1. il me semble que l'impact des théories économiques dans la vie et dans les choix individuels est collectifs est considérable
  2. il me semble que ces théories deviennent au fur et à mesure inadaptées à comprendre les ci-dites "économies développées"
  3. il me semble qu'on ne peut pas parler d'économie sans adopter une approche multidimensionnelle.

Ensuite, il s'agit de "lectures dynamiques". Pour des raisons que je détaillerai dans un prochain article, je ne suis pas un partisan de la langue écrite. Pour paraphraser Karl Popper, j'estime que l'écriture traditionnelle ne fait que cristalliser la finitude de notre "connaissance" à un instant donné. Notre connaissance évolue, notre "écrit" doit évoluer aussi. Par ailleurs, je ne suis pas un fan non plus des "traductions" et c'est pour cette raison que les "éclats de sagesse" sont le plus souvent gardés en langue originale.

Enfin, mais très important à mes yeux, j'ai souhaité par le choix du nom du projet rendre un hommage à la terre qui m'a accueilli et qui me donne toujours si tant. En effet, Dremm c'est aussi un mot de la langue bretonne, aujourd'hui en très grand dangeri, qui peut être rendu en français (parmi une liste assez longues de traductions) par regard.

C'est le rôle de Dremm : être instrument et sujet actif de ce regard, à la fois contenant et contenu, support et partie intégrante des discussions qui y se déroulent.

 

Bonne navigation.

 

 

Mis à jour ( Lundi, 18 Août 2008 00:23 )
 
Crise Financière : du « comment » au « pourquoi »
Economie
Jeudi, 09 Octobre 2008 20:46
L'actualité économique et financière de ces derniers jours, a induit un nombre considérable de réactions et d'analyse de la part d'économistes et d'experts. Cela dit, il me semble que l'attention ait porté plutôt sur la succession de décisions qui ont créé d'abord les prémisses de la crise, ensuite qui l'ont précipitée et qui, finalement, poursuivent l'objectif de stabiliser la situation en vue d'un redémarrage futur, dont les lignes guide restent assez confuses.

Cette analyse est certes fort intéressante et permet de mettre en exergue l'impact pernicieux que la « conventional wisdom », pour garder les mots propres de J.K.Galbraith, peut avoir dans la perpétuation de comportements destructeurs sous couvert d'une parfaite bonne foi.

Cette « sagesse conventionnelle », s'apparente à de la pensée unique : une norme de réflexion, de décision et de comportement qui s'impose par la force des conditions et qui devient, par sa seule renommée, une référence suggestive.

On pourra citer en exemple ce haut responsable politique européen affirmant, pas plus loin que le printemps 2007, qu'une des faiblesses de son pays était le trop faible taux d'endettement des ménages et qu'il fallait trouver les moyens de faciliter l'accession à la propriété immobilière via un assouplissement des conditions de garantie des prêts, notamment par la possibilité de porter la valeur du logement en garantie. Ce qui est la base même du principe des « sub-primes ».

Cependant, l'analyse sur le chemin de la crise me semble ne pas répondre à une question fondamentale : pourquoi ces décisions ont été prises. Autrement dit, est que cette crise repose sur la mauvaise foi des établissements financiers ou est que cette crise est le produit d'une croyance de parfaite bonne foi ?

Mis à jour ( Jeudi, 09 Octobre 2008 21:07 )
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